Jean Médard François C…. dit « sans culotte »

"On verra que quelques crimes de sang ont sali notre ville et que pour l’essentiel il s’agit d’affaires de vol qualifié en une époque où l’on n’hésitait pas à envoyer au bagne un simple voleur parce que dans son action délinquante, il avait utilisé certains procédés qui le rendaient passible de la cour d’assise.

C’est ainsi que nous vous présentons Jean Médard François C…. (1) dit « sans culotte » ou du moins s’agit-il d’une de ses différentes identités sous laquelle il exerçait dans notre région son rôle de brigand de grand chemin.

Après avoir commis de nombreux larcins dans les communes avoisinantes, comme Montainville ou Marcq, nous le trouvons à Beynes, avec la déclaration de Jean Baptiste Benoist, âgé de 66 ans, demeurant au Pont Barat, pour l’effraction commise le 10 mai 1816 à son domicile, lorsqu’il était avec sa femme à la messe de 10 heures. Le voleur s’est introduit chez lui en forçant la porte d’entrée et à dérobé dans son armoire du linge de maison et une somme de deux cent francs.

D’après des témoins il aurait une taille de cinq pieds cinq à six pouces, paraissant âgé de trente cinq à quarante ans, cheveux et sourcils noirs, visage brun et allongé, menton fourchu et large, les cheveux du cou tout frais coupé, remarque cicatrice à la main droite. Il porte un chapeau et une redingote grise, un gilet rond et un pantalon bleu en velours.

 

Au travers de tous ces méfaits, Jean « sans culotte » a été condamné à la peine de mort, le 18 février 1818 a subi sa peine sur la place publique des exécutions à Versailles".

 

(Pour ce texte nous avons conservé son orthographe d'origine)

 

(1(1)    Afin de respecter les éventuels descendants de cette personne, nous n’avons pas indiqué son patronyme