Poids et mesure du comté de Pontchartrain (Audience du 24 Mars 1727)

« Mémoire de poids et mesures donnés par Monseigneur Chancelier de Pontchartrain pour servir la police dans son bailliage et comté de Pontchartrain au mois de Février 1727.

 

1° Une paire de grandes balances, avec son fléau fin aciéré, propre à peser cinquante marcs de chaque costé, au fond desquelles les armes de Mr le chancelier sont gravées.

 

2° Une petite paire de balances avec son petit fléau d’acier propre à peser jusqu’à six marcs, aussy aux armes de mondit.

 

3° Une pile pour servir d’original, pesant 16 marcs ; garnyes de toutes ses divisions, étalonnée en la cour des monnoyes de Paris, avec les armes de mondit Seigneur et une inscription gravée sur ladite pile contenant ces mots comté de Pontchartrain. Ladite pile enfermée dans un etuy de chagrin doublé d’étoffe pour rester à toujours dans le coffre du greffe et servir de matrice pour tous les poids des marchands.

 

4° Une autre pile de 4 marcs, avec toutes ses divisions, étalonnée en la cour des Monnoyes de Paris, et gravée comme la précédente aux armes de mondit Seigneur et destinée pour estre partée par les officiers en faisant la police.

 

5° un poids rond de potin (alliage de cuivre) pesant douze livres.

 

6° un autre de huit livres.

 

7° un autre de six livres.

 

8° et un autre de quatre livres. Lesdits quatre poids ronds vérifiés en la Cour des Monnayes de Paris, sur lesquels les armes de mondit Seigneur sont gravées avec la susdite inscription, contenant ces mots comté de Pontchartrain.

 

9° Une pinte, mesure de Saint-Denis, avec ses divisions, qui sont la chopine, le demi-setier, la roquille, la demie roquille et la moitié de la demie roquille, sur lesquelles sont empreintes les armes de mondit Seigneur.

 

10° une aune de bois de chesne, étalonnée au Bureau des Marchands de la Ville de Paris, marquée d’une fleur de lys, sur laquelle aune est imprimée la susdite inscription, avec quelques attributs des armes de mondit Seigneur.

 

11° Deux poinçons aux armes de mondit Seigneur, pour marquer les mesures d’étain et autres métaux.

 

12° Quatre autres poinçons, deux grands et deux petits avec leurs manches de bois, pour marquer les boisseaux et autres mesures de bois, au bout desquels poinçons est gravée la susdite inscription.

 

13° Deux matrices sur lesquelles ont estées tirés lesdits quatre poinçons à marquer les mesures de bois.

 

14° Une bigourne ou étau en forme d’enclume pour introduire dans les mesures d’étain lorsqu’on veut y appliquer le poinçon des armes de mondit Seigneur.

 

15° Un minot, un demy minot, un boisseau, un quart de boisseau, et un demy quart de boisseau, le tout garny de sa ferrure fort propre et très juste, et marqué aux armes de mondit Seigneur avec les poinçons devant désignés.

 

Signé : Madeline de Lavalette (Procureur Fiscal) Le présent mémoire et inventaire cy dessus a esré paraphé par nous Juge bailly du comté de Pontchartrain, au desir de nostre ordonnance de ce jourd’huy vingt quatre mars mil sept cent vingt sept, pour y demeurer annexer »

 

Signé/ DELESPINAY

 

Le poids :

 

La livre = 489,5 Gr =2 marcs =16 onces

Le marc = 244,45 G = 8 onces,

L’once = 30,59 Gr = 8 gros

Le gros = 3,8 Gr

Le grain 0,053 Gr

 

Les capacités pour liquides : mesures de Paris

La pinte + 093 L = 2 chopines = 4 demis setiers

La chopine ou setier = 0.465 L = 2 demi-setiers

Le demi setier = 0,232 L = 2 roquilles

La roquille = 0.116 L =1/4 de chopine

 

Multiples de la Pinte :

 

Le muid = 36 Setiers de 8 pintes ou 268 L mesuré en vin claire = 37,5 setiers de 8 Pintes ou 9 mesuré vin sur lie.

 

In Bull 44 et 45 de la Shary 1990


TERRIER DE LA BARONNIE DE BEYNES FEVRIER 1714

« Louis Phélyppeaux, chevalier, comte de Pontchartrain, baron de Beynes, commandeur des Ordres du Roy, a tous ceux qui ces présentes verront, Salut, Scavoir, faisons que vu la remontrance à nous, faite par les habitants et censitaires de notre baronnie de Beines, tendant qu’à cause d’icelle il nous est deu 10 deniers de cens par arpent, ensemble le droit de champart sur environ 140 arpents de terre situées en territoire de Saulxmarchais, à Pissote, Cressay et Beines, qui est la huitième gerbe des grains que rapportent les terres, et la huitième partie des fruits des vignes qui sont plantées sur icelles, lesquels grains et fruits ils ont toujours payés aux seigneurs barons dudit lieu, qu’ils sont mesmes tenus et obligés d’avertir le receveur desdits droits avant d’enlever aucun de leurs fruits et grains, et de porter iceux dans les granges du fermier dudit droit, et qu’ils ont toujours exécuté jusqu’à présent sans aucune opposition, mesme de se soumettre d’éxécuter si nous le jugeons à propos ; que cependant cette redevance est cause qu’ils négligent la culture de partie des terres qui y sont sujettes, tant à cause de l’interruption de leur travail, lorsqu’ils sont en pleine moisson, qu’il faut qu’ils les quittent pour porter lesdits grains dans les granges qui sont éloignées de près d’un quart de lieu, que par la qualité des terres qui sont en partie mauvaises d’elles mesmes et ne peuvent rapporter qu’en y faisant beaucoup de frais ce qui les obligent de nous supplier de vouloir bien modérer ledit droit, ou de charger les terres y sujettes d’un nouveau cens qui équivalle le produit que nous en retirons » …

 

A l’occasion de la réfection du terrier, transformation de cens recognitifs de 10 deniers par arpent et du droit de champart en un cens et unique de 20 sols par arpent chaque année, en cas de non paiement pendant deux ans, le retour au système antérieur est prévu, et en cas de non mise en culture des terres soumises au champart pendant trois années consécutives, confiscation et rattachement pur et simple au domaine seigneurial propre.

 

Ces prélèvements en nature pèsent lourd : même avec une dime de treize gerbes l’une, soit 7.6 %, et un champart de 1/8 ème soit 12,5%, ce sont 20% de la récolte qui disparaissent, si on tient compte qu’il fau mettre de côté 20% pour la semence, il ne reste disponible que 60% d’une récolte modeste, avant d’engranger.

 

 

 

In bull 37 de la Shary année 1983.


Cens : des chapons


Cens : un agneau


Fermages en espèces


Hubert Thevenon

"Le 7 septembre 1742, déclaration de ses biens par Hubert Thevenon, le jeune, vigneron, demeurant à Beynes, au Seigneur Jerosme de Phélypeaux pour le paiement du "Cens", ...une maison scize à Beynes consistante en un chauffepied, une etable a vache, et toist a porc et poullaillier et grenier dessus, ....des terres, des vignes,  ...etc..."

Taxe sur les chevaux et voiture en 1924

Taxe sur les voitures en 1924

Taxe sur les chiens en 1927

Taxe sur les chevaux et voitures 1926

Les censives de 1783 à 1792