Le lavoir du pont de l'Estendart

Les lavoirs

De tous temps, les sociétés ont dépendu de l’eau et du feu pour leur survie. Autour du feu s’est constitué l’âtre, puis le foyer, devenu synonyme de famille. Au fil de l’eau se sont construits écluses et moulins, digues et pontons, fontaines et lavoirs. L’âtre rassemblait les générations pour de longues veillées au clair-obscur des braises que ne concurrençaient pas encore nos téléviseurs. Au lavoir, on lavait le linge sale au sens propre, certes mais aussi au sens figuré : c’était par excellence le lieu d’échange de potins et de palabres. Les nouvelles, bonnes ou mauvaises s’y répandaient, les lavandières les répercutaient, parfois les amplifiaient, souvent les « embellissaient ».

Le lavoir avait donc une fonction sociale très importante. C’est à ce titre qu’il importe de les restaurer et de les mettre en valeur, en tant que lieu de mémoire d’un mode de vie qui perdura au long des siècles et qu’a effacé notre civilisation individualiste.

Outre les lavoirs privés (notamment un à la ferme de Fleubert), la commune disposait de deux autres lavoirs situés l’un au pont Barrat, et l’autre au pont de l’Estendart. Edifié en 1905, ce dernier a été détruit en même temps que le pont de pierre en 1970 lors de la construction du pont actuel. Les hameaux des Pissotes et de la Maladrerie avaient également leurs propres lavoirs dont il ne reste malheureusement plus rien aujourd’hui.

 

 

 

Lavoir du pont du grand moulin. Ce lavoir a été construit en 1905. Rénové notamment en 1924 puis 1931, il a été entièrement restauré en 2010 et 2011. Malheureusement un incendie accidentel en a détruit partiellement la toiture en 2013.

Lavoir du pont Bara