Le travail à ferrer les boeufs de la ferme Fleubert

Le travail à ferrer de la ferme de Fleubert, porte encore la marque de son fabricant : Bajac-Liancourt. Il pourrait dater des années 1920. Les Etablissements Bajac (Liancourt, Oise) ont été créés en 1850. Dès 1889, la renommée de l’usine devient internationale grâce à l’obtention du prix de la meilleure machine agricole à l’exposition internationale de Paris. Les établissements Bajac connaissent leur apogée, en même temps que le cheval de trait, entre 1920 et 1935.

 

 

 

 

 

 

 

Un travail à ferrer ou plus simplement appelé travail (pluriel des travails) est un dispositif plus ou moins sophistiqué conçu pour maintenir de grands animaux, tels chevaux ou boeufs, en particulier pour le ferrage.

 

Au temps où la traction animale était quasiment le seul moyen de locomotion dans les campagnes pour aller à la foire ou tirer charrettes et charrues, il fallait fréquemment ferrer les animaux de trait, mulets, ânes, bœufs et même vaches.

C’est le maréchal-ferrant ou le forgeron qui s’acquittait de cette tâche après avoir entravé l’animal dans un bâti spécialement affecté à cet usage.

Si dans la plupart des cas et pour l’animal docile, le ferrage est effectué sans attache particulière, le travail est destiné uniquement à le faire rester en place, voire à l’empêcher de quitter le lieu du ferrage. Le maréchal-ferrant l’utilise pour les chevaux difficiles, pour les vaches et les bœufs qui ne peuvent rester debout sur trois pattes.

Selon les endroits, il est appelé : travail, travail à ferrer, tramail, étrait ou détré. Cet équipement témoin d'un mode de vie aujourd'hui disparu est encore visible dans quelques rares localités rurales.

 Malgré leur modeste apparence, les travails à ferrer méritent une préservation en souvenir des labeurs ancestraux.

On peut encore en découvrir çà et là, élevés près de l’ancienne forge, dans un coin de la place du village ou dans une cour de ferme, comme c’est le cas pour Beynes.

 

C’était le « travail à ferrer » ou le « tramail », constitué de quatre montants verticaux, le plus souvent en bois - ou quatre piles monolithes -, très solide (en poutres de chêne) et en fer, reliés par des brancards horizontaux et couverts par un toit en batière. Un joug, un treuil, des chaînes, un repose-pied complétaient cet assemblage pour mieux assujettir l’animal.

Aujourd’hui inutiles et énigmatiques pour beaucoup, ils dressent simplement, lorsqu’ils sont conservés, leur charpente ou deviennent élément décoratif du village.

 

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