Les registres de nourrices

 La mise en nourrice des enfants des villes à la naissance est une réalité en France au XIXe siècle. Le modèle de la mère au foyer qui s'occupe de ses enfants n'est devenu effectivement la référence dominante qu'au XXe siècle.

 

Cette pratique qui a des conséquences démographiques, est ancienne, imposée à la mère et touche tous les milieux sociaux. Cette pratique est tellement importante, que tout une infrastructure a été mise en place pour l'encadrer. On peut même parler d'un véritable marché. Des Bureaux de placement des nourrices sont créés : les nourrices viennent à Paris et y restent parfois trois semaines à leurs frais, en attendant d'être choisies. Parfois, elles repartent sans nourrisson et après y avoir abandonné le leur. C'est le cas lorsque les milieux ruraux rencontrent des difficultés (crises) ; les femmes viennent alors proposer leurs services (leur lait) à Paris.

 

Les nourrices sont très suivies par un médecin qui enregistre les informations dans un registre déposé en mairie. Les nourrices de Beynes étaient enregistrées à la mairie de Montainville et suivi par un médecin de Maule le docteur Piton. On peut relever si l'enfant était nourri au sein ou au biberon et quel était le salaire de la nourrice. 

 

Le registre que nous avons trouvé dans la série E  Dépot (commune de Montainville) date de 1877.

 

 

Les sources généalogiques en France