Armistice de 1918

L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5 h 15, marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre. Le cessez-le-feu est effectif à 11 h, entraînant dans l'ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons, et annonçant la fin d'une guerre qui a fait pour l'ensemble des belligérants plus de 18,6 millions de morts, d'invalides et de mutilés, dont 8 millions de civils. Les généraux allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d'état-major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.

 

Plus tard, le 28 juin 1919, à Versailles, est signé le traité de paix, qui met réellement fin à l'état de guerre.

Cette photographie a été prise après la signature de l'armistice à la sortie du « wagon de l'Armistice » du train d'état-major du maréchal Ferdinand Foch (deuxième à partir de la droite).


Guerre 1939/1945

Le 23 décembre 1940, à la ferme de Montlevon, commune de La Chapelle-Monthodon, eut lieu l’exhumation d’un cadavre dont la tombe portait les indications suivantes : « Segouin René Caporal chef 115ème RI ». L’exhumation se fit en présence du maire de La Chapelle-Monthodon, de Jules Lepages, ancien combattant, de deux témoins (Albert Decarier et Maurice Ernest) et de la famille Segouin.

 

L’examen du corps permit de recueillir la plaque d’identité et de confirmer ainsi l’identité du cadavre. René Segouin fut ensuite réinhumé au cimetière de La Chapelle-Monthodon. Né le 21 janvier 1912 à Beynes (Seine-et-Oise), fils de Maximim Louis, employé à l’Ouest-Etat, et de Marie Thérèse Maugars, sans profession, René Segouin est domicilié avant-guerre à Saint-Piat (Eure-et-Loir).

 

Incorporé le 20 avril 1933 au 117e régiment d’infanterie comme soldat de 2e classe, il est promu caporal le 16 octobre 1933. Le 15 avril 1934, il est placé en disponibilité puis dans la Réserve en avril 1937. Rappelé à l’activité le 6 septembre 1939, René Segouin est affecté au 115e régiment d’infanterie. Le 11 septembre, le régiment quitte Laval par voie ferrée et fait route sur la Meuse au nord-ouest de Verdun. Il débarque le lendemain à Dun-sur-Meuse et Romagne-sous-Montfaucon. Du 21 septembre 1939 au 8 janvier 1940, le régiment est chargé d'organiser le secteur de défense en avant de Maville, face à la Chiers et la frontière belge.Du 25 janvier au 13 mars 1940, il se trouve aux avant-postes dans le sous-secteur de Haute-Sierk, où il a relevé le 2e régiment de tirailleurs marocains. Le 10 mai 1940 : alerte générale ! Les Allemands envahissent les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg ! A partir du 14 mai, quelques escarmouches se produisent avec des patrouilles adverses. L'ennemi bombarde le sous-secteur, en particulier Aumetz tenu par le 3e bataillon (Commandant Geissman) qui suit quelques pertes en tués et blessés.

Le 1er juin 1940, René Segouin est promu au grade de caporal-chef. Son régiment débarque le 10 juin en gare d'Épernay. En principe il doit relever le 47e R.I. à Dormans et défendre la rive droite de la Marne. Mais sur les ordres du général Corbe, commandant la division, cette relève n'aura pas lieu, car il faut faire face à la situation qui s'aggrave. Quelques éléments du 115e s'en vont tenir les lisières de bois entre La Chapelle-Monthodon et Condé, à la disposition du 47e RI. René Segouin fait partie de ces hommes. Il est tué au combat le 13 juin 1940 à La Chapelle-Monthodon.

 

La Mention « Mort pour la France » lui est attribuée le 19 décembre 1941.

 

Grâce au travail de l’historien de notre association, Fabrice Bourrée, le nom de René Segouin vient d’être rajouté sur le monument aux morts de Beynes (2018).

Des résistants beynois

Né le 28 mai 1925 à Beynes (Seine-et-Oise), domicilié à Avallon (Yonne), Lucien Doute rejoint la Résistance en 1944 au sein du maquis Garnier du mouvement Libération puis celui des Iles Ménéfrier sous le commandement de Jean Chapelle dit « Verneuil ». En effet, aux Iles Ménéfrier, se constitue un énorme maquis, une concentration exceptionnelle pour cette région dans la mesure où l’effectif atteint plus de 1 500 hommes vers la mi-août. Des baraquements en bois sont construits, un groupe électrogène est installé, divers services sont organisés. « Verneuil » réorganise sa demi-brigade qui va devenir la 3 e demi-brigade du 1 er régiment du Morvan, à laquelle Lucien Doute appartient à partir du 10 juin 1944Les hommes de « Verneuil » tendent des embuscades aux troupes allemandes en repli. Le 19 août 1944, « Verneuil » entre dans Avallon évacué dans la nuit. Il organise la défense de la ville en disposant aux alentours des « bouchons défensifs » qui livrent de durs combats du 19 au 25 août (Pontaubert, Saint-Moré). Les hommes de Verneuil participent à la libération de Tonnerre, entrent à Chablis, à Noyers. Le 17 septembre 1944, Lucien Doute souscrit un engagement volontaire pour la durée de la guerre au 1er régiment du Morvan que commande le colonel Sadoul, chef des FFI de l’Yonne. Le 5 octobre 1944, il est promu chef de groupe avec le grade de caporal. Il participe alors aux campagnes des Vosges, d’Alsace et d’Autriche. Il est démobilisé le 31 décembre 1945.

 

Source : SHD 16 P 191 503

 

 

Jacques Gontier dit « Jacky » est né le 15 novembre 1925 à Beynes (Seine-et-Oise). Employé SNCF à Evreux, domicilié à Tourneville (Eure), il rejoint la Résistance en juillet 1943 au sein du mouvement Vengeance dans le secteur Evreux-Nord dirigé par André Biaux. Il y exerce la fonction d’agent de liaison En mars 1944, il intègre la section d’Evreux des Forces françaises de l’Intérieur. Le 20 mai 1944, après l’arrestation d’André Biaux, il assure avec son camarade André Lebas, le déménagement des armes et munitions entreposées chez Biaux, juste avant la perquisition de la Gestapo, et les mets en lieu sûr. En juillet et août 1944, Jacques Gontier effectue six missions de renseignements dans les lignes allemandes. Au cours d’une de ces missions, il est encerclé par les Allemands mais parvient à s’échapper malgré un tir de mitrailleeuse et à rentrer indemne à l’état-major américain au château de Garambouville à Aviron (Eure). Ayant souscrit un engagement volontaire, il est ensuite affecté au 4 e bataillon de marche de Normandie. Il y reste jusqu’en octobre 1944, date à laquelle il est réquisitionné par la SNCF.

 

Source : SHD 16 P 263 020